Les courants de la Liberté – Compte rendu de mon 1er marathon

Les courants de la Liberté 2018. 4 mois de préparation, 651 kilomètres au compteur. Stressée mais satisfaite de cette préparation sans blessure. Vous trouverez ci-dessous le compte rendu de mon premier marathon. N’hésitez pas à me laisser des commentaires si vous avez des questions. Revivez ici mon premier marathon en découvrez mon matériel, ma préparation et surtout le déroulé de cette course folle de 42,195 kilomètres ! Bonne lecture, en espérant que celle-ci vous donne l’envie de réaliser de genre de défis !

LES COURANTS DE A LIBERTÉ / J-7 : RÉDUIRE LES KILOMÈTRES AVANT LE MARATHON

Une semaine avant la compétition, votre préparation est terminée et il n’est plus nécessaire d’enchaîner les kilomètres. Il est temps de prendre un peu de repos et de penser à autre chose. Je vous prête, je le sais, il y a plus cas !

LES COURANTS DE A LIBERTÉ / J-2 : LE STRESS MONTE
 

Qui n’a pas stressé avant son premier marathon. Le doute. Suis-je réellement prête ? Je ne veux pas décevoir mes proches qui m’ont soutenu durant

LES COURANTS DE A LIBERTÉ / J-1 : LA JOURNÉE DU N’IMPORTE QUOI

Comment qualifier cette journée…? Je pense être passé par toutes les émotions : le stress, la joie, l’impatience, la peur. A 21 heure, toutes les affaires sont prêtes. Je peux aller me coucher et bizarrement la nuit fût plutôt bonne sans stress, sans réveil. Ci-dessous mon Race-pack en détail !

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La fameuse photo Instagramable du Race Pack !

 

La liste de mon Rice Pack :

Les courants de la Liberté - Sur le départ du marathon
Les courants de la Liberté – Sur le départ du marathon

LES COURANTS DE A LIBERTÉ /JJ : MARATHON

Les courants de la Liberté, marathon. Avant le départ.

5h : C’est l’heure du petit-déjeuner, je ne change pas mes habitudes avec une banane, un café et 50g de flocon d’avoine avec 200ml de lait de SOJA au chocolat. Prendre le temps de manger tranquillement, se concentrer. Le départ est dans 4 heures cependant nous avons 1 heure et 30 minutes de route pour nous rendre au départ de ce marathon.

6h : Nous prenons la route et rejoignions mon binôme pour ce premier marathon.

7h : J’ai préparer une petite potion magique pour notre trajet en voiture et je me suis fixer d’en boire un litre entre 7h et 8h afin d’avoir le temps d'”évacuer” si besoin avant le départ.

8h : nous sommes en approche du départ et une envie de toilette se fait ressentir ! Je demande à mon père de m’arrêter au premier carrefour à quelques mètres du départ, à la recherche de toilettes (environ 1,5 kilomètres en courant ! L’échauffement commence un peu atypiquement ! ahah). Après être passé aux toilettes, je m’avance vers la ligne du départ, prends mes marques et identifie mon SAS de départ, me concentre, prends quelques photos pour immortaliser le moment et continue de boire. J’ai tellement attendu et redouté ce moment ! J’ai hâte, j’ai peur !

 

Du départ jusqu’au 10ème kilomètre

9h : 10..9..8..7..6..5..4..3….2…..1….. C’est parti ! Nous nous élançons à la conquête de cette médaille pour 42,195 kilomètres en je l’espère 4 heures !

9h59 : 10ème kilomètre. Je me sens très bien malgré le brouillard qui nous donne un paysage quelque peu monotone. Les jambes et le moral sont bien la. Je savoure. J’aperçois au loin mon amour et mon papa, le sourire jusqu’aux oreilles je leur fait des grands signes, m’arrête pour récupérer un peu de “potion magique”, leur dit que tout va bien. Rendez-vous dans 10 kilomètres au niveau du semi-marathon.

 

Du 10ème kilomètre au semi-marathon

10h30 : nous conservons notre allure, et nous nous engageons le long d’un fleuve. 5 kilomètres qui me semblent interminables entre l’eau et les arbres sur un chemin étroit.

10h50 : je vois mes proches, des amis ont rejoins ma famille. Je commence à aller moins bien, je leur fais un tout petit signe pour me pas les inquiéter. Je suis concentrée, nous allons bientôt passer le semi-marathon et donc la moitié de notre parcours (périple ? 🙂 )

10h57 : nous franchissons le semi-marathon. Nous sommes dans un chrono parfait mais je sens que les jambes commencent à me lâcher…

 

Du semi-marathon au 30ème kilomètre

11h10 : je demande à mon acolyte de ralentir et de marcher un peu, pas bon signe… Je le sens, j’ai un coup de mou, il me donne du sucre et j’essaye de repartir mais les jambes ne sont déjà plus la et je sens que les kilomètres qui vont suivre vont être vraiment très très long…

11h45 : J’aperçois mes proches au 27ème kilomètre, de joie je lâche prise et les premières crampes arrivent… aie, ils me voient, impuissants, dans ma souffrance… Ce passage me fera beaucoup de bien au mental même si je sais que le plus dur reste à venir et que je ne les reverrais qu’à l’arrivée, je ne veux pas les décevoir, je vais y la franchir cette ligne même si je dois finir sur les mains !

12h10 : Nous sommes presque au 30ème kilomètres, avec certes un peu de retard sur mon chrono mais j’ai tenu et cela me fait du bien au moral ! Le moral c’est tout ce qui me reste à ce niveau.

 

Du 30ème kilomètre à l’arrivée

12h30 : Mon cerveau déconnecte totalement, je souffre des deux jambes, des crampes aux mollets et aux cuisses. Un petit monsieur m’aide et me masse avec mon acolyte pour que je puisse repartir… C’est dur, je n’en peux plus, je veux abandonner…

12h40 : Cela serai mentir de vous dire que je me rappel de ce moment de ma course, mon cerveau a fait un black out. Je chante sans vraiment comprendre ce que je raconte, je vois le paysage sans le comprendre, je suis au dessus de mon corps, je ne pense à rien, je veux finir. Mon acolyte me masse tout les kilomètres, le pauvre, dans quelle galère je l’ai embarqué… Heureusement, il me ravitaille en eau et en sucre dès qu’il le peut.

13h : Je me dis que le plus dure est fait, il reste environ 30 minutes de course et nous attaquons la descente, je dois tenir. Je veux tenir !

13h20 : Le fameux panneau du 40ème, je sors réellement de mon état second, je me rappelle : de ma préparation, de mes sacrifices, de cette course qui ne se passe pas comme prévue, de mes proches, de mon chrono que je ne ferai pas, de mon envie de terminer, de ma détermination, de mes échecs, de mon parcours… Je pleure et je vais tout simplement pleurer jusqu’à l’arrivée…

Les courants de la Liberté - A quelques mètres de l'arrivée
Les courants de la Liberté – A quelques mètres de l’arrivée

L’arrivée

13h34 : Je franchis cette putain de ligne, je ne peux plus mettre un pied devant l’autre, je suis en pleure on me passe ma médaille autour du cou, j’aperçois mes proches derrière la grille, je suis fière de les voir tellement heureux de ce que je viens de réaliser, le présentateur me voit bouleverser et vient donc m’interviewer me demande ce qu’il se passe et je réponds seulement : “cela fait 15 kilomètres que j’ai des crampes…” . Je ne reste pas prêt de lui, j’ai besoin de voir mes proches, je suis fière, exténuée, je n’en peux plus, j’enlève mes chaussures, je fais un câlin à mon acolyte (sans lui je n’y serai pas arriver). Nous prenons le chemin de la sortie pour rejoindre tous le monde.

Les courants de la Liberté - le bonheur de l'arrivée
Les courants de la Liberté – le bonheur de l’arrivée


14h : Installés dans l’herbe à côté de l’arrivée, nous mangeons, tous ensemble, en riant, en expliquant notre aventure ! Comme ci cette aventure était déjà marquée dans les mémoires. Je suis marathonienne, comme mon père !

Les courants de la Liberté - ma médaille
Les courants de la Liberté – ma médaille

LES COURANTS DE A LIBERTÉ / J+1 APRES LE MARATHON : LA REPRISE DU TRAVAIL, LE RETOUR A LA REALITE

Retour au travail pour une journée sous les signes des courbatures (article sur les courbatures au lien suivant : Courbatures et course à pied, les comprendre simplement !). Les chaussettes de récupération sur les mollets. J’avance en robocop… Je redescend doucement de mon petit nuage, la réalité me rattrape, je l’ai fait et j’en suis fière ! Mais maintenant, quelle est la suite de mes aventures..?

LES COURANTS DE A LIBERTÉ / J+6 : LE FOOTING DE RECUPERATION POST MARATHON

4 kilomètres à 10km/h, je suis cuite mais je déverrouille les jambes enfin les jambes. Cela fait vraiment du bien car la course à pied me manque, surtout que l’été pointe le bout de son nez, que le soleil est agréable et que les vacances approchent.

LES COURANTS DE A LIBERTÉ / J+15 : LES SENSATIONS REVIENNENT, PLACE AUX NOUVEAUX PROJETS (PLUS GRANDS ENCORE QUE CE MARATHON ?)
 

8 kilomètres en 45 minutes et 02 secondes. Les sensations sont de retour, les jambes vont bien, le corps va bien, le moral va bien. Il est temps de programmer la suite, ce sera pour septembre. Je me laisse un peu de repos pendant les vacances, cela est aussi important !

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A vos baskets !